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  • Comprendre les maladies

    Comprendre les maladies

    Découvrez nos dossiers sur les maladies les plus courantes pour les prévenir.

Les amis et ennemis de votre cœur

Deuxième cause de mortalité chez les hommes et première chez les femmes, les maladies cardio-vasculaires peuvent frapper à tout âge.

Hormis les malformations cardiaques liées à une « anomalie de fabrication », la plupart de ces maladies sont liées à des dépôts de graisse sur les parois des artères, qui forment des plaques d’athérome et finissent par gêner la circulation du sang.

Si elles ne tuent pas toujours, elles sont souvent handicapantes. Pourtant, elles peuvent dans la plupart des cas être évitées, en adoptant une bonne hygiène de vie.

Les amis et ennemis de votre cœur

Les facteurs de risque contre lesquels on ne peut rien

Il est important de les connaître pour pouvoir, le cas échéant, faire l’objet d’une surveillance médicale :

  • L’âge : la probabilité d’avoir un accident devient plus importante après 50 ans chez l’homme, et après 60 ans chez la femme.
  • Le sexe : si jusqu’à 60 ans, les femmes sont plus protégées que les hommes grâce à leurs hormones (œstrogènes et progestérone), après cet âge, leur risque redevient équivalent à celui des hommes.
  • Les antécédents familiaux : le risque est d’autant plus important si un proche parent (père, mère, frère, sœur) a développé une maladie cardio-vasculaire à un âge peu avancé.

Les ennemis du cœur contre lesquels on peut agir

L’hypertension artérielle

Très fréquente, elle est favorisée notamment par une mauvaise hygiène de vie, mais a aussi un caractère héréditaire. On parle d’hypertension quand, à plusieurs reprises et à quelques semaines d'intervalle :

  • la pression systolique (quand le cœur se contracte et propulse le sang dans les artères) est supérieure à 14 (140 millimètres de mercure) ;
  • la pression diastolique (quand le cœur se relâche et se remplit du sang provenant des veines) est supérieure à 9 (90 mm de mercure).

L’hypertension fatigue le cœur en lui donnant un surcroît de travail et favorise le dépôt des graisses sur la paroi des artères.


Le cholestérol

S’il est indispensable à l'organisme, sa présence en excès dans le sang peut être dangereuse, car il peut se déposer sur la paroi des artères entraînant progressivement :

  • une réduction de leur calibre et du débit sanguin, ce qui contribue à diminuer l’apport d’oxygène aux tissus qu’elles nourrissent ;
  • la formation de plaques graisseuses (athérosclérose) pouvant aboutir à l’obstruction de l’artère.

De plus, de petits fragments peuvent se détacher des plaques (embolie) et migrer dans le courant circulatoire pour aller obstruer d’autres artères de plus petit calibre.


La sédentarité

Comme tout muscle, le cœur perd de sa puissance contractile s’il est insuffisamment entraîné. Il envoie moins de sang dans le corps et moins d’oxygène aux muscles et organes. En essayant de compenser ce manque, il se fatigue davantage et le risque de maladie cardio-vasculaire s’en trouve accru.


Le surpoids et l’obésité

Au-delà de 88 cm de tour de taille chez la femme et 102 cm chez l’homme, il faut être vigilant. En effet, les personnes en situation de surpoids ou d’obésité ont plus de risques de développer notamment :

  • une hypertension artérielle ;
  • une maladie coronaire, ou angine de poitrine ;
  • un infarctus du myocarde ;
  • un accident vasculaire cérébral.


Le stress

On distingue deux catégories de stress :

  • le stress aigu qui s’accompagne d’une émotion forte et soudaine liée à un événement exceptionnel (accident…) ou à la dramatisation d’un événement banal (dispute…). C’est le plus redoutable pour le cœur. Ses effets peuvent être très graves : embolie pulmonaire, trouble du rythme cardiaque, angine de poitrine, infarctus du myocarde, pouvant aller jusqu’à la mort subite.
  • le stress chronique, souvent lié au travail (absence de reconnaissance, pression…), qui renforce les principaux facteurs de risque : hypertension artérielle, surpoids, tabagisme, cholestérol.


Le diabète

Il est lié à un excès de sucre dans le sang et représente un véritable danger pour le cœur s’il est mal contrôlé. On estime ainsi que cette maladie multiplierait par trois le risque d’avoir une crise cardiaque.


Le tabagisme

Le tabac est le pire ennemi de notre cœur et de nos artères ! A court terme, il contribue au rétrécissement des artères, à la formation de caillots et à l’apparition de troubles du rythme cardiaque. A long terme, il nuit aux artères.
Les femmes sont particulièrement vulnérables. Le tabagisme leur fait perdre la protection cardiovasculaire « naturelle » dont elles bénéficiaient jusqu'à la ménopause. En outre, associé à une contraception œstroprogestative, le tabac les expose au risque de développer une maladie cardio-vasculaire ou d’être victimes d’un AVC.


Une consommation excessive d’alcool

Boire plus de trois verres de vin par jour chez l’homme et plus de deux chez la femme (un verre correspondant à un ballon de vin de 10 cl) augmente le risque cardio-vasculaire.

Mode d’emploi pour préserver son cœur et ses artères

Adopter une alimentation équilibrée

  • Adoptez un bon rythme pour vos repas (3 repas principaux par jour, pas de grignotage entre les repas ni de saut de repas, dîner léger le soir).
  • Limitez vos apports en graisse : privilégiez les viandes blanches, les poissons, les légumes et limitez les charcuteries, viandes rouges ou produits industriels. Préférez une cuisson à la vapeur ou avec un peu d’huile d’olive, aux fritures ou à la cuisine au beurre.
  • Méfiez-vous du sel et des produits sucrés (sodas, gâteaux…).
  • Mangez de tout modérément, en respectant les proportions recommandées pour chaque famille d’aliments : fruits et légumes : au moins 5 portions par jour; produits laitiers : 3 par jour (3 ou 4 pour les enfants et les adolescents) ; féculents : à chaque repas et selon l’appétit ; viande, poisson, œuf : une à deux fois par jour ; eau : à volonté pendant et entre les repas.


Pratiquer une activité physique régulière

Les bienfaits du sport sont nombreux :

  • il améliore la circulation sanguine ;
  • le cœur est d’autant plus puissant s’il est musclé et s’il travaille régulièrement à un rythme soutenu ;
  • le cœur d’un sportif est un cœur plus tonique qui se contracte moins, tout en envoyant plus de sang à l’organisme ;
  • il limite certain facteurs de risque (hypertension, diabète, surpoids, stress, …).

En pratique, on recommande 30 minutes d’activité physique quotidienne pour avoir un bénéfice au plan cardio-vasculaire notamment… Et pas besoin de suer pour y parvenir ! Il suffit de multiplier les occasions de bouger dans sa vie quotidienne :

  • privilégiez les escaliers plutôt que l’ascenseur ou l’escalator ;
  • descendez une station de bus ou de métro avant votre arrêt habituel ;
  • privilégiez la marche pour vos petits trajets quotidiens (courses, aller à l’école des enfants…) ;
  • prenez l’habitude de faire une promenade digestive après le dîner ;
  • profitez de votre temps libre pour vous promener avec les enfants, pour pratiquer une activité de plein air (jardinage…)...


Cholestérol, tension, diabète, IMC : surveiller ces chiffres clés

Pour limiter son risque cardio-vasculaire, il est important de connaître et de surveiller un certain nombre d’indicateurs dont voici quelques valeurs de références :

- Tension artérielle :
Normale : 14/9 cm de mercure

- Taux de cholestérol :
Normal : < 2 g/l
Limite : entre 2 g et 2,5 g/l
Elevé : > 2,5 g/l

- Indice de masse corporelle (IMC) :
Il se calcule de la façon suivante : poids corporel (en kgs) divisé par la taille (en m) au carré. L’IMC idéal est compris entre 18,5 et 25 kg/m2.
IMC ‹ 18,5 : maigreur
IMC entre 25 et 30 : surpoids
IMC entre 30 et 40 : obésité
IMC › 40 : obésité majeure

- Glycémie (taux de sucre dans le sang) :
Parvenir à l'équilibre glycémique est essentiel pour bien vivre son diabète au quotidien.

Valeur normale

      • Elle varie entre 1 et 1,4 g/l deux heures après un repas.
      • Elle varie entre 0.8 et 1,26 g/l à jeun le matin.

Valeur élevée (hyperglycémie diabétique) :

      • Selon l'OMS, il y a diabète quand la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/l au cours de deux examens sanguins.

Valeur basse (hypoglycémie) : glycémie inférieure à 0,45 g/l.


Apprendre à gérer son stress

S’il n’existe pas de solution miracle pour vivre sans stress, il est possible d’en limiter
la portée : se réserver des moments de détente et de plaisir, pratiquer une activité physique régulière, limiter sa consommation d’alcool et de café, s’abstenir de fumer, manger équilibré, dialoguer avec son entourage, exprimer ses émotions, voire consulter un psychologue quand le besoin s’en fait sentir.


Arrêter de fumer

Dès 20 minutes après la dernière cigarette, les bienfaits se font sentir (la tension et le rythme cardiaque retrouvent un niveau normal) et l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé au bout de 10 à 20 ans. Voici quelques conseils pour vous aider à décrocher :

- Préparez-vous avant d’arrêter :

  • assurez-vous que votre motivation est solide. Faites le point sur les raisons qui vous poussent à arrêter, identifiez les avantages/inconvénients, faites un test de motivation ;
  • choisissez le bon moment (vacances, grossesse…) ;
  • informez-vous sur les professionnels de santé et associations pouvant vous accompagner, sur les aides au sevrage ;
  • faites le bilan de vos tentatives passées pour comprendre pourquoi vous avez échoué, sans vous décourager.


- Choisissez l’aide au sevrage la plus adaptée
Si ¾ des fumeurs arrêtent de fumer sans aucune aide, il existe un certain nombre de solutions pour vous aider à lutter contre votre dépendance, physique ou comportementale :

  • en cas de dépendance physique : les substituts nicotiniques qui vous éviteront de ressentir un manque (patch, timbre, gommes à mâcher, pastilles, comprimés, inhaleurs) ou les traitements médicamenteux délivrés sur prescription médicale, voire la cigarette électronique qui continue toutefois à faire débat sur son innocuité ;
  • en cas de dépendance psychologique : les thérapies cognitives ou comportementales (TCC) qui vous aideront à trouver les ressorts psychologiques pour « désapprendre à fumer ».

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