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    Comprendre les maladies

    Découvrez nos dossiers sur les maladies les plus courantes pour les prévenir.

Bon usage du médicament : l’affaire de tous !

Ils sont là pour nous soigner… à condition d’être bien utilisés ! Pour éviter tout risque d’effets indésirables, d’erreurs ou d’interactions médicamenteuses, suivez le guide !

Bon usage du médicament : l’affaire de tous !

Déclarer un effet indésirable : mode d’emploi !

Saviez-vous que vous pouvez déclarer un effet indésirable lié à la prise d’un médicament sans passer par votre médecin ou pharmacien ? Zoom sur cette démarche essentielle pour faire progresser la sécurité sanitaire.       

Que peut-on déclarer ?

Vous avez eu une réaction anormale, comme un mal d’estomac, après la prise d’un traitement anti-inflammatoire ? L’effet indésirable concerne toute réaction nocive et non voulue susceptible d’être due à un ou plusieurs médicaments (prescrits ou non), y compris les médicaments homéopathiques, plantes, vaccins, ainsi que dispositif médicaux (pansements, prothèses…), acte de soins, produits cosmétiques ou compléments alimentaires. N’hésitez pas à le déclarer, même s’il est déjà mentionné sur la notice.

Comment le déclarer ?

Rendez-vous sur le site signalement-sante.gouv.fr ou sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Vous pourrez y télécharger le formulaire de déclaration à transmettre par e-mail ou courrier au Centre de pharmacovigilance dont vous dépendez. Sachez que vous pouvez faire cette déclaration pour vous ou pour un proche, seul ou en vous faisant aider d’une association de patients ou d’un professionnel de santé.

Pourquoi le déclarer ?

Déclarer un effet indésirable fait partie de la surveillance des médicaments ou pharmacovigilance. Cet acte citoyen utile permet de limiter, voire d’éviter des accidents graves et d’aider à améliorer l’efficacité et la qualité des médicaments dans le futur.

Cinq règles d’or des médicaments à connaître

Pour qu’ils soient efficaces, les traitements médicamenteux doivent être bien utilisés. Rappel de quelques principes de base à suivre à la lettre.

Lisez la notice avant de commencer le traitement

La notice d’un médicament est précieuse. Elle contient de nombreuses informations utiles telles que les précautions d’emploi, la durée de conservation, les interactions médicamenteuses, les effets indésirables possibles… Prenez l’habitude de la lire avant de débuter le traitement qui vous a été prescrit. N’oubliez pas de conserver le médicament dans sa boîte d’origine.

Respectez la dose et la durée de traitement indiquée

Votre ordonnance indique huit jours de traitement à raison de trois prises par jour. Or, au bout du 3e jour, vous vous sentez déjà beaucoup mieux ! Cette situation fréquente est signe d’efficacité du médicament. Mais il est dangereux de vouloir l’arrêter précocement ou de diminuer la prise, surtout s’il s’agit d’un antibiotique. Mal utilisé, ce dernier perd de son efficacité et peut être à l’origine de l’antibiorésistance, rendant les bactéries résistantes aux antibiotiques.

Ne donnez jamais un médicament qui vous a été prescrit à quelqu’un d’autre

Le médecin vous a prescrit un médicament antimigraineux et l’un de vos proches souffre lui aussi d’une migraine… Ne pensez pas bien faire en lui donnant l’un de vos comprimés ! Les médicaments sont prescrits et indiqués dans une situation précise qui correspond à un cas bien particulier. Or, ils peuvent se révéler inutiles, voire, nocifs, dans une autre situation ou pour une autre personne. Encouragez votre ami à aller consulter son médecin ou à demander conseil au pharmacien.  

Ne reprenez pas automatiquement un médicament préalablement prescrit

Votre médecin vous avait prescrit un antibiotique pour une angine, il y a plusieurs mois ? Il vous reste une boîte à la maison et vous êtes tenté de l’utiliser en cas de fièvre avec maux de gorge pour éviter une consultation ? Très mauvaise idée ! Même si les symptômes vous semblent similaires, le traitement sera peut-être différent. C’est au médecin d’en juger et à lui seul.

Indiquez à votre médecin et pharmacien les médicaments que vous prenez

Pour éviter toutes interactions entre plusieurs médicaments, pensez toujours à signaler à votre médecin en consultation, puis à votre pharmacien, les médicaments que vous prenez, même occasionnellement. Attention aussi aux compléments alimentaires et/ou à la phytothérapie, qui sont susceptibles d’entraîner des effets secondaires ou de diminuer l’efficacité du médicament qui vous a été prescrit.

Que faire de mes médicaments usagers ou périmés ?

Ne jetez jamais vos médicaments à la poubelle ou dans l’évier. Comme tout déchet, ils ont droit à une deuxième vie grâce au tri. La plupart peuvent être rapportés à votre pharmacien. Un geste écoresponsable pour la planète et pour votre sécurité !

- Étape 1 : identifier vos médicaments

Si les médicaments s’accumulent depuis plusieurs années dans votre armoire à pharmacie, il est temps de faire du tri… histoire de préserver l’environnement et d’éviter les accidents par ingestion médicamenteuse. Vérifiez les dates de conservation et de péremption en mettant à l’écart ceux qui sont périmés, même non utilisés. Attention, suppositoires, collyres et sirops, surtout s’ils sont déjà ouverts, possèdent une durée de vie inférieure à celle des comprimés et gélules.

- Étape 2 : séparer emballages, notices et médicaments

Seul le médicament en tant que principe actif peut être recyclé. En fin de traitement ou lors de votre tri, prenez l’habitude de le séparer de son emballage. Vous pouvez ensuite jeter boîtes et notices dans les poubelles du tri sélectif réservées aux emballages cartons.  

- Étape 3 : rendez-vous en pharmacie 

L’association Cyclamed a pour mission de collecter et valoriser les médicaments non utilisés et périmés rapportés en pharmacie pour les revaloriser. Il s’agit d’une obligation pour chaque pharmacien. Sirops, comprimés, pommades, gélules… sont concernés. En revanche, seringues et aiguilles usagées, thermomètres à mercure, médicaments vétérinaires, lunettes, prothèses, produits de parapharmacie et cosmétiques sont exclus du dispositif.

L’automédication en pratique

Se soigner seul n’est pas sans risques… même si certains petits maux du quotidien peuvent être soulagés grâce à l’automédication. Cap sur les bons gestes à adopter pour être votre propre médecin en toute sécurité !

- La réserver aux affections sans gravité

Inutile de courir chez votre médecin en cas de simples maux de tête, de toux ou de nez qui coule. Si vos symptômes sont modérés, bénins, passagers et qu’ils ne s’accompagnent pas de fièvre et ou d’autres signes associés, vous pouvez prendre les devants. Veillez à bien lire la notice du médicament en respectant les posologies. Prudence en revanche si vous êtes enceinte, âgé ou atteint(e) d’une pathologie chronique lourde.             

- Antalgiques : adoptez les bons réflexes

Une douleur modérée et/ou habituelle est souvent soulagée grâce aux antalgiques. Ces médicaments efficaces, indispensables des armoires à pharmacie familiales, ne sont pourtant pas sans danger. Le paracétamol est recommandé en première intention à condition de ne pas dépasser les doses journalières recommandées. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l’ibuprofène, sont déconseillés aux femmes enceintes et en cas de varicelle, de troubles hépatiques, rénaux ou cardiaques. L’aspirine doit être utilisée avec précaution en raison des troubles digestifs et des risques de saignement associés.  

- Demandez conseil à votre pharmacien

De nombreux médicaments vendus sans ordonnance sont disponibles en libre accès. Attention, ils ne sont pas pour autant synonymes d’innocuité. Le pharmacien est votre premier conseil. N’hésitez pas à le solliciter en cas de besoin. Il pourra vous orienter vers des traitements adaptés et/ou des alternatives. Si vous prenez déjà un traitement (dans le cadre d’une maladie chronique ou autre), n’hésitez pas à le lui signaler. 

- Savoir quand consulter

L’automédication doit toujours être brève (pas plus de 4 à 5 jours). Gardez à l’esprit que la douleur est une sonnette d’alarme. Elle ne doit pas masquer une maladie plus grave ou retarder un diagnostic. Tout symptôme qui persiste malgré le traitement et/ou qui s’aggrave, doit vous pousser à consulter sans tarder.

Cinq conseils pour acheter ses médicaments en ligne en toute sécurité

Un médicament sur deux fabriqué dans le monde est une contrefaçon. Pour l’éviter, la vente de médicaments en ligne est strictement encadrée en France, mais nécessite une vigilance de chaque instant. Conseils de précaution pour distinguer les sites illégaux.

- Seulement pour les médicaments sans ordonnance

La vente de médicaments et produits de santé en ligne, autorisée en France depuis 2013, est très réglementée et uniquement réservée aux pharmaciens. Elle ne concerne que les médicaments délivrés sans ordonnance et trouvés en libre accès en officine (paracétamol, sirop contre la toux ou pastille pour la gorge). Un site marchand vous propose d’acheter à moindres frais des somnifères, des génériques ou des traitements antigrippaux ? Passez votre chemin !  

- Vérifiez que le site internet est autorisé

Le commerce électronique de médicaments ne peut se faire qu’à partir du site web d’une pharmacie déjà existante. Pour avoir une existence légale, ce site d’e-commerce officinal doit avoir au préalable reçu l’agrément de l’Agence régional de santé. Vous doutez de la légalité du site consulté ? Rendez-vous sur le site du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens ou sur le site du ministère de la Santé. Une liste est régulièrement mise à jour.

- Aidez-vous de repères visibles

Pour vérifier la conformité du site, assurez-vous que les différents logos (ministère des Affaires sociales et de la Santé, ARS, logos européen) sont apposés comme ils doivent l’être, sur la page d’accueil. Vous devez également retrouver l’identification de la pharmacie et du pharmacien titulaire au travers du numéro SIRET et de numéros d’enregistrement (Répertoire partagé des professionnels de santé et Conseil national de l’Ordre des pharmaciens).    

- Choisissez de préférence un site de pharmacie française

Pour une question de sécurité et de traçabilité, mieux vaut faire confiance au site marchand d’une pharmacie française. Il sera plus facile de vérifier la provenance des références et des produits vendus par des pharmaciens diplômés. L’e-pharmacien français est également soumis à de nombreuses contraintes pour garantir votre sécurité : présentation complète des médicaments, questionnaire en ligne, affichage lisible du prix…

- Traquez les indices douteux

Soyez à l’affût ! Vous constatez de multiples fautes d’orthographe sur le site en ligne ? Les numéros de téléphone ou de fax ne renvoient pas à la France ? Les adresses internet varient d’une page à l’autre au fil des redirections ? Les prix pratiqués vous semblent nettement inférieurs à ceux du marché ? Les notices ne sont pas mises en ligne et imprimables ? Fuyez…

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