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Vieillissement en bonne santé ou prédisposition à l'obésité : l'ADN maternel en cause

Selon une récente étude espagnole menée sur des souris, l'ADN maternel jouerait un rôle dans le vieillissement tout comme dans la prédisposition à l'obésité.

Vieillissement en bonne santé ou prédisposition à l'obésité : l'ADN maternel en cause ©PeopleImagesIstock.com

Le génome humain compte environ 23 000 gènes dont la quasi totalité se trouvent dans le noyau de la cellule.

Mais 37 d'entre eux se trouvent dans les mitochondries, de petites structures qui entourent le noyau et qui jouent un rôle essentiel dans le métabolisme énergétique de la cellule.

Cet ADN mitochondrial est hérité uniquement de la mère car les mitochondries du spermatozoïde sont détruites lors de la fécondation. Certaines mutations spécifiques de cet ADN entraînent des maladies graves transmises exclusivement par les femmes.

Les chercheurs espagnols ont travaillé sur deux souches de souris qui avaient le même ADN nucléaire mais pas le même ADN mitochondrial.

Alors qu'aucune différence n'était perceptible lorsque les souris étaient jeunes, celles qui avaient reçu des mitochondries « externes » ont par la suite développé moins de signes de vieillissement et moins d'obésité que celles qui avaient conservé leur ADN mitochondrial d'origine.

Selon le Dr Ana Latorre-Pellicer, qui a participé à l'étude, la modification de l'ADN mitochondrial a provoqué « une adaptation cellulaire chez le jeune animal qui a permis un processus de vieillissement plus sain ».

Une technique controversée

La complexité des interactions entre les deux génomes pourrait également avoir un impact sur la technique de « remplacement » mitochondriale, plus connue sous le nom de fécondation in vitro « à trois parents » pour éviter des maladies transmises par la mère.

Quelle que soit la technique utilisée aujourd'hui, le remplacement de l'ADN mitochondrial n'est jamais complet à 100 % avec un petit résidu d'ADN mitochondrial de la mère qui subsiste (environ 3 %).

Pour éviter tout risque, les chercheurs espagnols conseillent de s'assurer que l'ADN mitochondrial « externe » soit « génétiquement similaire à celui de la mère ».

« On ne sait pas comment cet ADN mitochondrial va se comporter, cela reste une inconnue inquiétante » relève pour sa part Pascale May-Panloup, chercheuse française de l'Inserm.

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