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Un régime anti-inflammatoire pourrait réduire les risques de fractures à la ménopause

Publiés dans le Journal of Bone and Mineral Research, de nouveaux travaux, menés sur 160 191 femmes âgées de 50 à 79 ans, préconisent d’adopter un régime de type méditerranéen, reconnu pour ses propriétés anti-inflammatoires, afin de prévenir les fractures liées à des problèmes de densité osseuse.

fractures à la ménopause ©CharlieAJIstock.com

Les bienfaits sur la santé du régime méditerranéen, qui fait la part belle aux fruits, aux légumes et aux aliments non raffinés, sont déjà connus grâce à de nombreuses études précédentes mettant en lumière ses effets pour réduire les risques de cancer, de maladies cardiovasculaires, mais aussi de Parkinson et d'Alzheimer.

Un tout autre domaine, celui du squelette, serait intéressé par ce type d'alimentation, selon cette nouvelle étude américaine de l'Université de l'Ohio qui invite les femmes à booster leur capital osseux grâce à leur assiette.

Et pour cause, de nombreuses femmes découvrent, le plus souvent à la ménopause vers 50 ans, une fragilité osseuse, appelée ostéoporose, qui expose à des risques de fractures.

Une cohorte de 160 191 femmes âgées de 50 à 79 ans, sans antécédents de fractures, ont été suivies entre 1993 et 1998 pour évaluer les risques de fractures de la hanche, de l'avant-bras et plus globalement de l'ensemble du squelette.
Le degré inflammatoire de leur régime alimentaire a été mesuré, trois mois avant les tests, grâce à un index prenant en compte 32 aliments principaux.

D'après les résultats, le risque le plus élevé de fractures concernent les femmes blanches les plus jeunes suivant un régime pro-inflammatoire élevé. Celles-ci ont deux fois plus de risque de se fracturer la hanche que les femmes adoptant le régime le moins inflammatoire.

En revanche, sur l'ensemble des participantes, aucune corrélation n'a été trouvée entre régimes pro-inflammatoires et les cas de fractures en général. Chez les femmes aux régimes les plus diététiques, les chercheurs ont trouvé un risque légèrement inférieur concernant le risque de fracture de l'avant-bras et de fractures en général, probablement dû à une pratique sportive plus importante et donc des chutes moins fréquentes.

A ce sujet, une étude suédoise a conclu récemment qu'une activité sportive renforcée (au moins 3 h 30 par semaine) avant la puberté, dès le plus jeune âge en période de croissance, permettait de favoriser le développement osseux.

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