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Sauter un repas ou grignoter augmenterait le risque cardiovasculaire

Grignoter, sauter un repas ou ne pas respecter un horaire fixe augmenterait le risque cardiovasculaire, selon des chercheurs américains.

Sauter un repas ou grignoter augmenterait le risque cardiovasculaire © GeorgeRudyIstock.com

C'est ce qui ressort d'une déclaration scientifique publiée le 30 janvier 2017 par l'American Heart Association dans sa revue Circulation.

Une équipe de chercheurs de la Columbia University de New York (Etats-Unis) a montré que l'heure des repas et leur fréquence est tout aussi importante que ce que l'on mange.

Nos habitudes alimentaires sont liées à des facteurs de risques et marqueurs biologiques tels que l'hypertension artérielle, l'obésité et la résistance à l'insuline.

Les scientifiques se sont notamment intéressés au petit déjeuner qui, de tous les repas, est celui qui a le plus pâti de nos changements de modes de vie.

Après avoir compilé les différents travaux déjà menés sur le sujet, les chercheurs ont indiqué que celles et ceux qui s'y adonnaient quotidiennement étaient moins susceptibles d'avoir des taux de cholestérol et de tension artérielle élevés au contraire de ceux qui s'en passaient.

Les 20 à 30 % de personnes n'ayant pas le temps de petit déjeuner et adeptes du grignotage tout au long de la journée étaient plus à risque de prendre du poids, de devenir obèse, d'avoir un diabète et un infarctus.

« L'heure des repas peut affecter la santé en raison de son impact sur l'horloge interne de l'organisme. Les études animales montrent que les animaux nourris à un moment d'inactivité, comme lorsqu'ils dorment, voient leur horloge interne réinitialisée d'une façon qui peut modifier le métabolisme nutritionnel, résultant d'une plus forte prise de poids, d'une insulinorésistance et d'une inflammation.
Toutefois, des travaux complémentaires nécessiteraient d'être menés sur les humains avant que cela ne soit établi comme un fait », explique Marie-Pierre St-Onge, auteure principale de cette étude.

L'équipe a également montré un lien entre le jeûne occasionnel, soit de temps en temps, ou 1 à 2 fois par semaine, et la perte de poids, au moins à court terme.

Enfin, ses résultats indiquent que dîner tardivement pourrait augmenter le risque cardiovasculaire, même si des investigations supplémentaires méritent d'être menées.

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