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Mieux identifier les troubles bipolaires grâce des lectures plus claires des IRM

Une étude réalisée à l’université d’Oslo sur 2.447 patients bipolaires a révélé des fluctuations dans les zones cérébrales responsables des émotions et de l’inhibition. Cela a permis aux chercheurs norvégiens de localiser dans le cerveau les troubles psychiatriques qui touchent 60 millions de personnes dans le monde.

Mieux identifier les troubles bipolaires grâce des lectures plus claires des IRM © wenht|Istock.com

Auparavant appelés « psychoses maniaco-dépressives », les troubles bipolaires, qui affectent environ 1 million de personnes en France, se caractérisent par une alternance de phases dépressives et de phases d'exaltation dites maniaques ou hypomaniaques.

Après avoir examiné les imageries par résonance magnétique (IRM) de 6.503 patients, dont 2.447 bipolaires, l'étude montre un amincissement de la matière grise dans les cerveaux de patients présentant des troubles bipolaires comparativement aux patients sains.

Les déficits les plus grands ont été découverts dans les régions du cerveau qui contrôlent l'inhibition et les émotions, les régions du cortex préfrontal et temporal, souligne l'étude.

Les scientifiques ont également testé les effets des médicaments généralement prescrits pour ce type de troubles psychiatriques, l'âge du début de la maladie, les antécédents de psychose, l'humeur, l'âge et les différences sexuelles sur ces régions corticales.

Les résultats révèlent des « signatures cérébrales » différentes chez les patients qui ont pris du lithium, des neuroleptiques et des traitements antiépileptiques. Le traitement de lithium, (le plus utilisé), a été associé à un amincissement moindre de matière grise, qui suggère un effet protecteur de ces médicaments sur le cerveau. Les troubles bipolaires touchent 1 % à 2,5 % de la population française, selon la Haute Autorité de santé qui souligne que ce chiffre est probablement sous-évalué. Une fois diagnostiqués, en moyenne 10 ans après le premier épisode bipolaire, qui survient souvent entre 15 et 25 ans, les patients ont recours à un traitement régulateur de l'humeur et des psychothérapies spécialisées.

L'étude conclut que cette nouvelle cartographie de la maladie pourra aider les professionnels de santé à poser un diagnostic plus précocement, prévenant ainsi le risque de suicide qui existe chez 50 % de ces patients. Par ailleurs, de nouvelles études permettront d'approfondir les tests de chaque médicament sur le cerveau pour évaluer leur efficacité.

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