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Méningite à méningocoque : identification d’une nouvelle souche sexuellement transmissible

En étudiant des souches isolées au cours de l’épidémie de méningite C (provoquée par le méningocoque C) survenue en France et en Allemagne en 2013, des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’Université allemande de Würzburg ont découvert qu’il s’agissait d’une nouvelle souche invasive ayant évolué très récemment.

Méningite à méningocoque : identification d’une nouvelle souche sexuellement transmissible ©nicolas-Istock

Une souche hautement pathogène et invasive

Celle-ci présente des modifications qui lui permettent de se développer sans oxygène, un phénomène rarement observé chez les méningocoques mais qu’on retrouve dans le gonocoque, à l’origine d’une infection sexuellement transmissible.

En s’adaptant à la transmission sexuelle, la nouvelle souche observée est devenue hautement pathogène et invasive (c’est-à-dire qu’elle passe dans le sang et se propage à d’autres organes).

L’émergence de la nouvelle souche « révèle que les méningocoques sont extrêmement souples et qu’ils s’adaptent efficacement à de nouvelles conditions », souligne Ulrich Vogel, responsable du laboratoire de référence des méningocoques de l’Université de Würzburg.
En montrant le mécanisme génétique impliqué dans la transmission sexuelle du méningocoque C, les chercheurs confirment l’importance de campagnes de vaccination à destination des populations les plus à risque.
Dans plusieurs pays européens dont la France, la vaccination contre le méningocoque C est recommandée chez les enfants et adolescents.

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