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Obésité morbide : la chirurgie bariatrique efficace chez les adolescents à long terme

Deux études parues vendredi 6 janvier 2017 dans la revue spécialisée The Lancet Diabetes & Endocrinology prouvent que la chirurgie bariatrique est efficace chez l’adolescent à long terme, même si une nouvelle intervention est parfois nécessaire.

Obésité morbide : la chirurgie bariatrique efficace chez les adolescents à long terme ©demaerre | Istock.com

On parle d'obésité pour un indice de masse corporelle (IMC) situé entre 30 et 40 et d'obésité morbide au-delà de 40.

L'obésité morbide touche environ 4,6 millions d'enfants et d'adolescents aux États-Unis.
Mais aucune étude n'avait encore examiné les effets à long terme d'une chirurgie bariatrique chez les adolescents, alors même que cette chirurgie est de plus en plus fréquemment pratiquée.

L'opération intervient après l'échec de tous les régimes et lorsque la vie du patient est en jeu en raison des facteurs de risque associés à l'obésité comme le diabète ou l'hypertension artérielle.

Plusieurs techniques existent, mais les auteurs des deux études se sont contentés d'étudier les adolescents ayant fait l'objet d'un « bypass » gastrique, une opération consistant à « court-circuiter » une grande partie de l'estomac.

La première étude a porté sur 58 adolescents américains âgés de 13 à 21 ans dont l'IMC moyen a été réduit de 58,5 à 36 un an après l'intervention.

A l'issue d'un suivi moyen de huit ans, leur IMC s'était stabilisé à 42, soit une perte moyenne de poids de l'ordre de 30 % (environ 50 kilos) par rapport à leur poids avant l'intervention. Dans le même temps, le pourcentage de diabétiques est tombé de 16 à 2 %, d'hypertendus de 47 à 16 % et de ceux souffrant d'un cholestérol trop élevé de 86 à 38 %.

Seuls effets secondaires notables, une réduction de leurs niveaux de vitamine D ou de vitamine B12 ainsi qu'une anémie résultant d'une moins bonne absorption alimentaire.
La seconde étude, portant sur 81 adolescents suédois dont l'IMC moyen avoisinait les 43 avant l'intervention, montre également une perte de poids de l'ordre de 28 % au bout de 5 ans ainsi qu'une diminution notable des cas d'hypertension et d'hypercholestérolémie, et une « rémission » des cas de diabète.

Mais un quart d'entre eux ont dû être réopérés par la suite pour des complications telles que des occlusions intestinales ou des calculs biliaires.
Par ailleurs, 64 % manquaient de vitamine D, qui joue un rôle essentiel dans la fixation du calcium par l'organisme, et 32 % présentaient une anémie au bout de cinq ans, selon cette étude.

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