Prévenir, c'est sourire à la vie.

  • S'informer pour prendre sa santé en main

    S'informer pour prendre sa santé en main

    Les dernières actualités en matière de nutrition, d'activité physique ou de maladies.

Cancer du sein : quels aliments manger pour réduire les effets secondaires des traitements

Une étude datée de décembre 2017 a révélé que consommer des légumes crucifères (choux, brocoli, kale) et du soja réduisait les effets secondaires liés aux traitements du cancer du sein chez la femme. Dévoilée dans la revue Breast Cancer Research and Treatment, cette enquête a démontré que les sueurs nocturnes et bouffées de chaleur étaient en effet diminuées.

Cancer du sein : quels aliments manger pour réduire les effets secondaires des traitements ©Sol Stock

Menés par des scientifiques du Georgetown Lombardi Comprehensive Cancer Center aux Etats-Unis, auprès de 365 femmes ayant survécu à un cancer du sein, ces travaux ont démontré que l’alimentation permettait de mieux supporter les effets secondaires des traitements. Ainsi, un régime alimentaire adapté serait tout aussi important que l’activité physique. En outre, continuer à faire du sport durant et après la maladie est primordial pour réduire la fatigue et limiter la perte de masse musculaire induite par les différents traitements anticancéreux. L’activité sportive aiderait elle aussi à mieux supporter les effets secondaires.

Soja et légumes crucifères : des alliés contre la maladie

Les chercheurs ont remarqué que les participantes qui consommaient le plus d’aliments à base de soja (tofu, lait, edamame, miso), soit jusqu’à 865 grammes par jour, et de légumes verts de la famille des crucifères (chou rouge, kale, choux de Bruxelles, brocolis, chou frisé) avaient moins d’effets secondaires que les autres. Elles souffraient moins de sueurs nocturnes et de bouffées de chaleur, deux effets engendrés par les traitements, bloquant la production d’œstrogènes.

Le soja a de nombreuses vertus et notamment le fait de :

  • Réduire la fatigue;
  • diminuer légèrement les douleurs articulaires;
  • lutter contre les pertes de cheveux ou de mémoire.

Selon l’équipe scientifique, ce sont les isoflavones contenus dans le soja et les glucosinolates (des composés soufrés) des légumes qui agiraient sur l’inflammation et les niveaux d’œstrogènes, diminuant ainsi les effets secondaires. Les isoflavones sont des substances chimiques naturelles qui proviennent des plantes et agissent dans l’organisme de façon similaire aux œstrogènes.

Vers un régime universel ?

Malgré cette découverte, les chercheurs se montrent prudents et ne recommandent pas d’opérer un virage alimentaire radical incluant ce type d’ingrédients en grande quantité s’ils ne faisaient pas déjà partie d'habitudes alimentaires avant la maladie.

Dans les pays occidentaux européens, les gens ne consommeraient que près de 2 à 16mg d’isoflavones quotidiennement, contre 66mg dans la plupart des régimes orientaux.

Lors de l’étude, il a été observé que les bienfaits du soja et des légumes crucifères étaient significatifs chez les femmes blanches. A l’inverse, ils étaient non perceptibles chez les participantes d’origine chinoise qui mangeaient déjà deux fois 

plus de mets riches en soja et en légumes crucifères que les autres femmes avant leur cancer, précisent les auteurs.

Cette enquête mérite donc d’être approfondie sur un plus large échantillon et sur une durée plus longue. Néanmoins, elle révèle pour le moment que la consommation de soja et de légumes crucifères bien avant que le cancer ne se déclare, pendant et après les traitements, a de réels bénéfices sur la santé.

NOS PARTENAIRES

  • CURIE
  • EPM NUTRITION
  • LIGUE CONTRE LE CANCER