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  • Comprendre les maladies

    Comprendre les maladies

    Découvrez nos dossiers sur les maladies les plus courantes pour les prévenir.

Le cancer de la femme

Première cause de décès avant 65 ans, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, cette maladie redoutée est de moins en moins une fatalité.

Chacun peut ainsi agir à son niveau pour limiter ses risques.

D’abord, en adoptant une bonne hygiène de vie, ensuite, en se faisant dépister régulièrement pour pouvoir optimiser ses chances de guérison dans le cas où la maladie surviendrait.

Le cancer de la femme

Qu'est ce que le cancer ?

Cellule normale ou cellule cancéreuse, quelle différence ?

Une femme de 60 kilos est constituée d’environ 60 000 milliards de cellules. La cellule représente une «unité de base», programmée pour remplir un ensemble de fonctions propres à l’organe auquel elle appartient. Ces cellules peuvent se reproduire en se divisant selon les besoins et pour cela, elles disposent d’un mécanisme régulateur. Le cancer amorce son développement au niveau de la cellule, qui cesse d’obéir aux commandes et se multiplie en dehors du contrôle de l’organisme pour former une tumeur.

Une cellule normale se distingue d’une cellule cancéreuse sur trois points :

  • La cellule cancéreuse ne rencontre aucune limite dans sa prolifération. Elle engendre des descendantes qui elles-mêmes se multiplient, donnant naissance à une tumeur qui va croître.
  • Une cellule normale se multiplie seulement en réponse à un ordre qu’elle reçoit. Sa prolifération est contrôlée par de nombreuses substances inhibitrices ou stimulantes. La cellule cancéreuse, quant à elle, reste sourde à toute commande et évolue selon une logique qui lui est propre.
  • La cellule cancéreuse est susceptible de s’infiltrer ou de migrer vers les tissus voisins et de créer des métastases.


Deux types de tumeurs

Toute prolifération de cellules ne signifie pas cancer. On distingue ainsi deux catégories de tumeurs :

  • Les tumeurs bénignes qui restent localisées et n’envahissent pas les tissus voisins (verrues, kystes, fibromes, etc.). Le plus souvent, elles sont facilement éliminées grâce à une opération légère pratiquée par le médecin ou le chirurgien.
  • Les tumeurs malignes ou cancéreuses qui sont par nature moins bien limitées. Elles peuvent envahir les tissus voisins et constituer des colonies à distance.

Les trois cancers les plus fréquents chez la femme

Le cancer du sein

Cancer le plus fréquent chez la femme, il représente plus du tiers de l'ensemble des nouveaux cas de cancer au sein de cette population. Le risque augmente avec l’âge.

Le meilleur moyen de prévention reste l’auto-examen régulier des seins. Certains signes doivent en particulier amener à consulter sans attendre :

  • la découverte d’une grosseur plus ou moins volumineuse ;
  • une dépression de la peau ;
  • un relief anormal ;
  • une rougeur ou une lésion cutanée ;
  • un écoulement mamelonnaire.

Deux examens permettent de poser le diagnostic de cancer du sein :

  • la mammographie (radiographie du sein) : généralement prescrite en cas d’anomalie clinique, elle est réalisée de manière systématique et gratuite une fois tous les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans ;
  • l’échographie.

Différents types de traitements peuvent être recommandés par le médecin en fonction de la patiente : la chirurgie, la radiothérapie, l'hormonothérapie, la chimiothérapie et les thérapies ciblées. Au final, ces traitements permettent de guérir 3 cancers du sein sur 4.


Les cancers du côlon et du rectum

Il touche particulièrement les femmes et les hommes de plus de 50 ans. Le risque s’avère supérieur en cas d’antécédents familiaux de polypes ou de cancers du côlon.
Plus le cancer est diagnostiqué tôt, meilleur est le pronostic.
Tous les deux ans, les hommes et les femmes de plus de 50 à 74 ans, sans symptômes ni antécédents particuliers, doivent donc réaliser un test de dépistage simple et gratuit.
Les symptômes de la maladie sont souvent très discrets : saignements dans les selles, saignements découverts fortuitement au cours d’examens en laboratoire, écoulements anormaux par l’anus, perturbations du transit (constipation, diarrhée ou alternance des deux), douleurs abdominales, etc. Si aucun signe ne doit être négligé, il n’est cependant pas nécessaire de s’alarmer inutilement, les hémorroïdes étant souvent à l’origine de la présence de sang dans les selles.

Différents types d’examens permettent de poser le diagnostic :

  • l’hémoccult, test de laboratoire qui permet de détecter des saignements microscopiques dans les selles ;
  • le toucher rectal, examen indolore qui permet d’explorer des zones éventuellement suspectes ;
  • les examens endoscopiques qui permettent une exploration plus approfondie avec possibilité de prélèvements.

Le traitement de ce type de cancers repose principalement sur la chirurgie qui vise à supprimant la portion du côlon atteinte par la tumeur, parfois complétée par une chimiothérapie.


Le cancer du poumon

Le cancer du poumon touche les cellules des bronches ou, plus rarement, les cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires. Il apparaît généralement entre 50 et 65 ans et est principalement dû au tabagisme, en cause dans près de 9 cas sur 10. Si ce cancer n’est pas spécifique à la femme, la population féminine y est de plus en plus exposée du fait de la forte augmentation du tabagisme féminin depuis quelques dizaines d'années. L’incidence du cancer du poumon chez les femmes a ainsi triplé ces 20 dernières années. Cette maladie peut faire l’objet de trois types de traitements : la chirurgie, la radiothérapie et des traitements médicaux (chimiothérapie et thérapies ciblées). Il s’agit d’un des cancers les plus meurtriers en raison notamment d’un diagnostic souvent tardif, lié à l'absence de symptômes spécifiques.

Comment limiter ses risques ?

Connaître les facteurs de risque et les facteurs protecteurs

Le tabac

En tête des facteurs de risque, il serait en cause dans environ un quart des décès par cancer. Concrètement, une personne fumant un paquet de cigarettes par jour voit son espérance de vie réduite d’environ 7 ans. En conséquence, arrêter de fumer constitue une mesure préventive incontournable et il n’est jamais trop tard pour le faire !


L’alcool

L’alcool serait responsable de 15 000 décès par cancer chaque année en France. Même à faible dose (dès un verre par jour), l’alcool augmenterait le risque de cancer et ce dernier serait proportionnel à la quantité d'alcool consommée.
L’association de l’alcool et du tabac est particulièrement redoutable, puisqu’elle multiplierait par 45 le risque de développer un cancer de la cavité buccale.


L’alimentation

Le lien entre alimentation et cancer est aujourd’hui bien établi. S’il n’existe pas d’aliment miracle contre le cancer, un certain nombre de « bonnes pratiques » permettraient de limiter ses risques :
- contrôler son poids ;
- limiter l’alcool, la charcuterie et le sel ;
- consommer :

  • moins de viande rouge et plus de viande blanche,
  • davantage de produits de la mer,
  • des fruits et légumes en quantités (4 fruits et 4 légumes frais, crus ou cuits),
  • un produit laitier à chaque repas, 
  • une légumineuse deux fois par semaine au moins,
  • des fibres en quantités,
  • du chocolat noir (bonne nouvelle !),
  • des choux très régulièrement,
  • des champignons shiitake,

- mettre des épices dans ses plats (surtout du ginseng, gingembre et curcuma) ;
- boire du thé vert, du jus de grenade, du jus de tomate et utiliser abondamment les coulis de tomates (riches en lycopène, un excellent anti-oxydant, entre autre pour la prostate).


Le soleil

L’exposition aux rayons ultraviolets est responsable d’une grande majorité de cancers de la peau, parmi lesquels le mélanome. Si les personnes rousses, blondes ou à peaux claires, bronzant difficilement, sont les plus exposées au risque de cancer de la peau, les mesures de prévention doivent être appliquées par chacun d’entre nous :

  • éviter les expositions au soleil de 12 h à 16 h ;
  • se protéger des coups de soleil ;
  • utiliser des crèmes protectrices efficaces (résistantes à l’eau) et renouveler régulièrement les applications (toutes les 2 à 3 h) ;
  • éviter les cabines de bronzage.


Se faire dépister

Le dépistage permet de détecter un cancer à un stade précoce et par conséquent offre de meilleures chances de guérison.
La surveillance du col de l’utérus par un frottis tous les 3 ans, dés l'âge de 25 ans et ce jusqu'à 65 ans, ainsi que la surveillance des seins par la palpation et la mammographie, sont impératives. D’une manière générale, il convient d’être à l’écoute de corps et de consulter son médecin traitant au moindre signe anormal.

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