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Le surdiagnostic responsable de l'épidémie de cancers de la thyroïde

Le surdiagnostic serait majoritairement responsable de l'épidémie de cancers de la thyroïde observée ces vingt dernières années dans les pays développés. Selon l’OMS, plus de 500 000 personnes seraient concernées.

Diagnostiquer des cancers peu susceptibles de provoquer des symptômes au cours de la vie d'une personne ou bien sa mort est ce qu’on appelle un surdiagnostic.

Le surdiagnostic responsable de l'épidémie de cancers de la thyroïde © Enrico Fianchini/Istock.com

Dans une étude publiée dans la revue The New England Journal of Medicine, le Centre international de la recherche sur le cancer (CIRC/IARC) basé à Lyon évalue à plus de 470 000 femmes et 90 000 hommes les personnes qui pourraient avoir fait l'objet d'un surdiagnostic de cancer de la thyroïde en l'espace de 20 ans dans 12 pays développés (Australie, Danemark, Angleterre, Finlande, France, Italie, Japon, Norvège, République de Corée, Ecosse, Suède et Etats-Unis).

Surveillance rapprochée

Dans des pays comme l'Australie, la France, l'Italie ou les Etats-Unis, le surdiagnostic est évalué entre 70 et 80 % par les chercheurs de l'IARC, contre 50 % au Japon et dans les pays nordiques. Mais il monte jusqu’à 90 % en République de Corée.

Le Dr Silvia Franceschi, l'un des auteurs de l'étude, explique que « la majorité des cancers surdiagnostiqués ont été traités par des ablations complètes de la thyroïde, souvent associées à d'autres traitements nocifs comme l'ablation des ganglions du cou ou la radiothérapie, sans bénéfices prouvés en terme d'amélioration de la survie ».

La plupart de ces tumeurs sont des micro-cancers de type papillaire, dont le pronostic est particulièrement bon, avec une survie proche de 99 % à 20 ans et qui pourraient, selon eux, faire l'objet d'une surveillance rapprochée et non de traitements agressifs d'emblée.

Certains experts préconisent de débaptiser ces micro-cancers de plus en plus petits (jusqu’à 2 mm) afin de dédramatiser le diagnostic et permettre aux patients qui le souhaitent d'opter pour une simple surveillance.  

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