Prévenir, c'est sourire à la vie.

  • S'informer pour prendre sa santé en main

    S'informer pour prendre sa santé en main

    Les dernières actualités en matière de nutrition, d'activité physique ou de maladies.

Le nectar des plantes peut influer sur la transmission du paludisme

Les sucres naturels de fleurs ou de fruits consommés par les moustiques peuvent, selon les cas, augmenter ou au contraire freiner leur capacité à transmettre le paludisme, rapportent des chercheurs.

Le nectar des plantes peut influer sur la transmission du paludisme © Ales_Utovko/Istockphoto.com

La plantation d'espèces végétales qui affectent négativement la capacité des moustiques à transmettre le parasite pourrait par conséquent représenter une nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme, suggèrent ces chercheurs dont les travaux viennent de paraître dans la revue spécialisée Plos Pathogens.

Le paludisme est responsable de plus de 430.000 décès par an, dont 90 % sur le continent africain. Il est dû à un parasite, Plasmodium falciparum, transmis à l'Homme par des moustiques femelles Anopheles. On savait, d'après des études récentes que l'alimentation sucrée de ces moustiques, qui se nourrissent aussi de sang (humain ou animal) a un impact sur leur durée de vie.

En revanche, l'influence de la diversité des plantes sur leur capacité à transmettre le parasite restait peu connue. En laboratoire, des chercheurs ont nourri des moustiques avec des sucres naturels, issus de nectars de plantes ornementales (Barleria lupilina et la Thevetia neriifolia surnommée laurier jaune) et de fruits (mangue et raisin sauvage) collectés dans les jardins et parcs de la ville de Bobo Dioulasso (Burkina Faso).

D'après leurs calculs et observations, ils soulignent que l'alimentation en sucres naturels influençait significativement le développement du parasite, la fécondité des moustiques ainsi que leur longévité.

Ainsi, les moustiques nourris avec du nectar du laurier jaune (T. neriifolia) ont montré une baisse de 30 % de leur capacité de transmission du paludisme, alors que ceux gorgés de nectar du « raisinier » L.microcarpa et de la plante B.lupilina, ont vu leur potentiel de transmission augmenter de 30 à 40 %, selon les chercheurs.  

NOS PARTENAIRES

  • CURIE
  • EPM NUTRITION
  • LIGUE CONTRE LE CANCER

Informations sur les cookies
En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces cookies sont utilisés pour sécuriser votre connexion, faciliter votre navigation et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations cliquez ici