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Cancer du sein : une molécule pourrait prévenir l’infertilité

Une étude dévoilée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences le 6 mars 2017 révèle qu’une molécule pourrait ralentir la progression des tumeurs, mais aussi agir comme une protectrice de la fertilité, chez les femmes traitées par chimiothérapie.

Cancer du sein : une molécule pourrait prévenir l’infertilité ©bluecinema Istock.com

L'évérolimus, un immunosuppresseur, protège les ovaires de la cyclophosphamide, une chimiothérapie utilisée souvent contre le cancer du sein, mais connue pour épuiser la réserve ovarienne.

Les chercheurs du centre médical Langone à New-York ont constaté ce phénomène chez des souris femelles et espèrent valider l'année prochaine ces résultats lors d'essais cliniques chez des femmes souffrant d'un cancer du sein.

Les souris traitées avec l'évérolimus (à des doses équivalentes à celles prescrites chez l'homme), associé à la chimiothérapie, ont eu deux fois plus de petits que les souris traitées au moyen de la seule chimiothérapie.

Ces dernières ont subi une perte de 64 % de leur nombre initial de follicules, comparé aux souris ayant pris la combinaison des deux traitements.

Même s'il n'est pas impossible aux femmes en âge de procréer d'avoir des enfants après un cancer du sein, les scientifiques cherchent à préserver la fertilité des jeunes patientes, altérée par les traitements, et leur éviter une ménopause précoce.

La congélation des ovules et des embryons est une solution qui peut être envisagée mais elle reste « coûteuse, moins efficace avec l'âge et ne garantit pas la protection de la fonction ovarienne à long terme », souligne Kara Goldman endocrinologue et auteur de l'étude.

Au-delà du cancer du sein, les problèmes de fertilité ou d'insuffisance ovarienne touchent une population plus large de femmes.

Les ménopauses avant l'âge de 40 ans, même en absence de chimiothérapie, concernent des femmes qui ont un déficit de production de follicules par les ovaires.

Beaucoup de femmes en pré-ménopause rencontrent aussi des dysfonctionnements hormonaux liés à cette perte de follicules, comme la dépression, la perte osseuse et la maladie cardiaque.

Ce traitement pourrait s'appliquer à ces différents cas de figure, concluent les chercheurs.

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