Prévenir, c'est sourire à la vie.

  • S'informer pour prendre sa santé en main

    S'informer pour prendre sa santé en main

    Les dernières actualités en matière de nutrition, d'activité physique ou de maladies.

Apprendre à lire une fois adulte influe énormément sur le cerveau

Selon une étude réalisée sur des jeunes femmes illettrées d’Inde, commencer à apprendre à lire à l'âge adulte modifie profondément le cerveau et décuple l'activité cérébrale.

Apprendre à lire une fois adulte influe énormément sur le cerveau © patpitchayaIstock.com

Ces résultats procurent aussi un nouvel éclairage sur les potentielles causes de troubles de la lecture comme la dyslexie, estiment les chercheurs.

Pour cette expérience, ils ont principalement recruté des femmes qui résident dans deux villages ruraux à proximité du centre urbain de Lucknow, dans le nord de l'Inde, un pays où le taux d'illettrisme atteint 39 %.

Au début, la majorité ne pouvait pas reconnaître un seul mot écrit en Devanagari, une écriture utilisée pour l’hindi, leur langue maternelle. Environ les deux tiers de ce groupe ont appris à lire pendant six mois, atteignant le niveau de lecture d'un enfant du cours préparatoire.

Les participants ont été soumis à un scanner du cerveau avant et après l'expérience pour mesurer l'activité cérébrale en détectant des changements dans les flux sanguins.
Les chercheurs ont constaté un accroissement de la connectivité entre deux structures cérébrales profondes, le thalamus et le tronc cérébral parmi ces adultes qui avaient appris à lire.

Ce phénomène suggère que les informations provenant de nos yeux sont filtrées dans la partie interne du cerveau avant même d'atteindre le cortex visuel.

L'apprentissage de la lecture agit sur les branchements neuronaux dans le cerveau car le processus de reconnaissance des mots écrits crée une connectivité entre les systèmes visuels et du langage, expliquent ces chercheurs.

« Jusqu'alors, on pensait que ces changements cérébraux étaient en grande partie limités à la couche extérieure du cerveau, à savoir le cortex, dont on sait sa capacité d'adaptation rapide à de nouveaux défis », relève Falk Huettig, un psycho-linguiste du Max Planck Institute en Allemagne, qui a mené cette étude.

Contrairement aux hypothèses avancées précédemment, le processus d'apprentissage entraîne une réorganisation cérébrale qui s'étend aux structures profondes du cerveau comme le thalamus dont des dysfonctionnements pourraient être liés à la dyslexie, ajoutent ces chercheurs.

Cette étude montre qu'en quelques mois d'apprentissage de la lecture il est possible de « reconfigurer » le thalamus ce qui pourrait conduire à une réévaluation des hypothèses actuelles concernant la dyslexie, estiment-ils.

L'étude montre que plus les impulsions nerveuses entre le thalamus et le tronc cérébral sont harmonisées, meilleures sont apparemment les capacités de lecture.

NOS PARTENAIRES

  • CURIE
  • EPM NUTRITION
  • LIGUE CONTRE LE CANCER

Informations sur les cookies
En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces cookies sont utilisés pour sécuriser votre connexion, faciliter votre navigation et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations cliquez ici