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Alzheimer : des chercheurs suédois développent un vaccin prometteur

Selon une récente étude suédoise, un vaccin ciblant chez l'homme l'une des protéines responsables des dommages cérébraux observables dans la maladie d'Alzheimer, serait en développement.

Les résultats prometteurs devraient prochainement déboucher sur des essais cliniques.

Alzheimer : des chercheurs suédois développent un vaccin prometteur ©Jovanmandic Istock.com

Des chercheurs suédois de l'institut Karolinska, basé à Stockholm, ont développé un vaccin stimulant la production d'un anticorps qui cible spécifiquement l'une des protéines en jeu dans la formation des agrégats, des plaques ou des fibrilles qui perturbent le fonctionnement neurologique, propres à la maladie d'Alzheimer.

Deux protéines prédominent dans la maladie : la protéine bêta-amyloïde et la protéine tau (en anglais : tubule-associated unit).

Ces travaux, présentés dans le Lancet Neurology, concluent à la remarquable capacité de ce vaccin à susciter une réponse immunitaire et à cibler la protéine tau. 29 patients sur 30 ayant reçu le vaccin ont montré une réponse immunitaire contre celle-ci.

Bientôt des essais cliniques

Récemment, un essai de phase 1 a validé un médicament pour traiter l’amyloïde, le Verubecestat. Développée par le laboratoire américain Merck, la molécule réduit la présence de protéines toxiques beta-amyloïdes dans le cerveau en bloquant une enzyme appelée BACE1.

Deux autres molécules permettant de réduire les plaques amyloïdes - le solanezumab, du laboratoire américain Eli Lilly, et le aducanumab, de la firme Biogen Inc - font également l'objet d'essais cliniques de phase 3, dernière étape avant la mise sur marché.

Le vaccin, ici développé contre la protéine tau, a eu pour seuls effets secondaires constatés des réactions locales dans la zone de l'injection pour 53 % des patients, « probablement liées à l'adjuvant, l'hydroxyde d'aluminium, dont la mission est d'améliorer la production d'auto-anticorps ». Aucun autre effet secondaire grave n'a été directement constaté.

Forts de ces premiers résultats, les scientifiques engagent à poursuivre les essais cliniques.

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