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Allergie au gluten : un virus peut la déclencher

Une étude parue dans la revue américaine Science, le jeudi 6 avril 2017, indique qu’un virus généralement inoffensif pourrait déclencher une allergie durable au gluten.

Il pourrait aussi provoquer une maladie coeliaque, une pathologie auto-immune qui affecte l’intestin grêle.

Allergie au gluten : un virus peut la déclencher ©Daniel Schweinert _ Istock.com

Cette découverte met en lumière le rôle apparemment important des infections virales dans les maladies auto-immunes puisqu’un virus est aussi suspecté dans le diabète infantile de type 1.

Chez les personnes atteintes de la maladie coeliaque, qui touche un Américain sur 133, l'ingestion de gluten issu du blé, du seigle ou de l'orge, provoque une réaction immunitaire anormale dans l'intestin grêle, créant une inflammation qui endommage la paroi intestinale. Le seul traitement est d'éviter de consommer du gluten.

« Cette étude montre clairement qu'un virus qui n'est pas cliniquement pathogène peut être très néfaste pour le système immunitaire et créer des conditions favorisant un trouble auto-immune, la maladie coeliaque en particulier », souligne Bana Jabri, directrice de recherche à l'Université de Chicago, principale auteure de ces travaux.

L'étude montre que ces virus intestinaux appelés réovirus peuvent faire sur-réagir le système immunitaire au gluten, une protéine qui est déjà difficile à digérer.

Chez des souris, ces réovirus humains déclenchent une réaction inflammatoire et la perte de la tolérance orale au gluten. Mais une autre souche de ce virus, qui est proche mais génétiquement différente, n'a aucun effet, montre l'étude.

La plupart des enfants mangent leurs premières céréales contenant du gluten vers l'âge de six mois, quand leur système immunitaire est encore très vulnérable aux virus et autres agents pathogènes.

« Pendant la première année de vie, le système immunitaire continue à se former, laissant certains enfants avec des caractéristiques génétiques particulières, plus sensibles à ces virus qui peuvent laisser des séquelles intestinales durables », explique la Dr Jabri.

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